Passé les portes de la réalité demeure un monde inexploré... franchissez les, et vous verrez...
Passé les portes de la réalité demeure un monde inexploré... franchissez les, et vous verrez...
En ce qui me concerne, j’ai découvert la fantasy par hasard, en tombant sur la bibliothèque la plus fournie d’ouvrages du genre que j’aie jamais vu, encore à ce jour. J’avais quinze ans, et cette
fameuse bibliothèque était celle du père d’une très bonne amie.
De la fantasy, je ne connaissais rien. J’ai perdu ma virginité avec la Belgariade de David Eddings. J’ai été fascinée par cet univers créé
de toute pièce. J’ai trouvé fantastique la liberté qu’il offrait. Et j’en ai voulu plus. Lectrice en série depuis des années, je dévorais sans pitié des dizaines d’ouvrages. Je me rendais compte
de la diversité de mondes et de créatures que l’on pouvait imaginer, et de toutes celles qui existaient déjà depuis si longtemps, un peu partout dans le monde.
David Eddings m’a parlé des dryades, ces nymphes de la mythologie grecque liées aux arbres, et m’a remémoré les sorcières, les maléfices, les démons et les très clairvoyantes sibylles.
Margaret Weis et Tracy Hickman m’ont conté les elfes et les nains, les dieux bons et mauvais, les quêtes et les dragons. Marion Zimmer Bradley m’a révélé l'histoire
d'une planète lointaine et oubliée de tous, parcourue par un vent de folie et peuplée de banshees.
Et j’ai découvert, si tard que j’en ai presque honte, celui que beaucoup considèrent, à tort ou à raison, comme le père de la fantasy : JR Tolkien. J’ai dévoré le Seigneur des Anneaux en un mois à peine.
Et j’ai attendu impatiemment la sortie de chaque nouveau tome d’Harry Potter.
Mes références pourraient sembler bien maigres à quelqu'un qui voyage depuis longtemps dans l'univers de la fantasy. Beaucoup des chefs d'œuvre du genre me restent à ce jour inconnus, mais c'est
aussi ce que j'aime : l'idée qu'une vie ne suffirait probablement pas à faire le tour de tout ce que la fantasy a à offrir. D'autant plus qu'elle a longtemps été, pour moi, uniquement une
question de littérature.
Mais c'était une vision beaucoup trop réductrice ; la fantasy est bien plus que cela, c'est un univers entier qui ne saurait se définir que par les mots. La fantasy est aussi aquarelle, fusain,
craie, feutre, pastel, encre de chine et j’en passe. La fantasy est aussi musique.
Mais plus simplement, la fantasy est une affaire d’imagination.
Au fil de mes lectures et de mes découvertes, j’ai réalisé, à mon grand étonnement, que j’avais toujours connu la fantasy. Elle était présente dans ma vie sans même que j’en sois consciente. Elle
avait bercé mon enfance de belles histoires, et je n’en savais rien.
Pourtant, je connais bien le pays imaginaire de Peter Pan et le pays des merveilles d’Alice. Je me rappelle l’histoire sans fin de Bastien. J’aime les trois fées qui ont permis à la belle de dormir cent ans plutôt que de mourir à seize. J’ai été fascinée par les
contes d’Andersen, de Perrault et des frères Grimm. Et plus tard, les légendes arthuriennes elles aussi m’ont passionnée.
On considère souvent, et c'est bien dommage, que la fantasy est l'apanage des chambres d'enfants, et que nous devrions la quitter en grandissant. Que toutes ces histoires de choses et de
personnes qui n'existent pas n'ont rien à faire dans une vie d'adulte. Mais il me semble que prétendre que nous pourrions vraiment renoncer à cette part de rêve, qui vit en chacun de nous,
reviendrait à nous mentir à nous-mêmes. Nous avons tous besoin d'échapper à la réalité, parfois, et je pense que Monsieur James Barrie et son cher Peter Pan seraient d'accord avec moi. Le domaine de la fantaisie est si vaste que chacun doit pouvoir y trouver le support qu’il lui faut pour s’évader.
On considère aussi parfois que la fantaisie est le domaine réservé d'une certaine catégorie de personnes, principalement des adolescents introvertis vivant dans un monde imaginaire ou des adultes
qui n'ont pas su grandir et s'occuper des histoires de grandes personnes. Les mêmes, en général, qui sont des fans de Star Wars, World of Warcraft, Final Fantasy, et
j'en passe…
Mais pourquoi devrions-nous toujours ranger les choses et les gens dans des cases bien définies ?
On m’a demandé de donner une définition de la fantasy. Mais je ne peux pas en donner, car il n’en existe pas. Ou pour être plus exacte, il en existe des dizaines, des centaines. Il en existe
autant qu'il y a de personnes qui se posent la question. Vous n'utilisez peut-être pas les mêmes mots que moi pour la définir, vous n'en avez peut-être pas la même vision, et les exemples que
vous auriez cités à ma place auraient peut-être été complètement différents des miens. Mais cela n'a rien d'étonnant, car la fantasy est comme un miroir qui reflèterait un éclat unique et propre
à celui qui y plonge le regard ou comme un parfum qui embaumerait de mille façons différentes selon la personne qui en hume la senteur.
J’aime à penser que la fantasy est propre à chacun d’entre nous.
Voici une petite présentation de l'équipe d'Illusion :
FloW (Directrice de publication)
FloW, ou plus simplement Flo, est une jeune admin de dix-neuf ans qui débute dans le
monde du fanzinat. Partagée entre l'envie de fouetter tout le monde et son angoisse constante de se faire elle-même fouetter, elle essaye tant bien que mal de se faire une petite place dans
l'illustration. Elle aime les animaux (sisi!), le chocolat, dessiner, écrire, râler, être sadique. Elle habiterait dans un sous-sol qui rendrait fou de jalousie Batman et sa batcave. Et enfin,
elle n'hésite pas à foutre un pain (ou pas, ça dépend) aux gens qui la traitent de naine.
Voir son blog
Il y a quelques mois déjà, nous avions l'immense honneur de vous annoncer l'arrivée dans le monde du fanzinat d'un p'tit nouveau : le webzine Illusion.
Nous vous avions fait découvrir le thème de la féerie à travers un premier numéro fait d'illustrations originales, de poèmes, de BD et de nouvelles, et grâce à notre premier dossier "spécial
féerie".
Depuis, le projet évolue sans cesse. De nouveaux membres nous ont rejoint, et ensemble nous avons commencé à travailler sur notre deuxième numéro... dans quelques mois, vous pourrez trembler
en découvrant notre vision des "Créatures des ténèbres" !
Nous avons décidé de quitter notre cher site web pour créer ce blog, qui est un moyen plus vivant et plus interactif de vous faire découvrir notre passion du monde du merveilleux. Car c'est bien
de cela qu'il s'agit : le webzine Illusion n'a d'autre ambition que de partager avec nos lecteurs des thèmes qui nous font imaginer, rêver, frissonner et bien plus encore...
Chers lecteurs, bienvenue sur le blog d'Illusion !